Aiguebelle

Définition et enjeux

Portrait de Jean Aicard Jean Aicard,  Maurin des Maures

“ Dès qu’apparaît, au fond de leur ciel indigo, un pâle nuage, tout le monde en profite pour quitter le travail. Il est même arrivé, il y a quelque dix ans, dans la petite ville d’Aiguebelle, une histoire assez plaisante qui vous montrera mieux que toutes les gloses à quel point les gens de Provence détestent la pluie, ou, si vous voulez, pourquoi ils l’aiment, en faisant semblant de la détester. Aiguebelle est une ville de dix mille âmes, comme vous ne l’ignorez point, monsieur le préfet, puisqu’elle est votre administrée. ”
Source : Wikisource

Portrait de Jean Aicard Jean Aicard,  Fleur d'Abîme (1894)

“ « Un homme assez sot pour s’imaginer qu’elle en vaut la peine ! »
La jeune comtesse d’Aiguebelle ne voyait guère que des connaissances de son mari. Léon Terral, à sa grande joie, lui avait écrit, quinze jours après leur entrevue à Aiguebelle, qu’il partait pour l’Amérique. Il avait donné sa démission. On l’avait intéressé dans une affaire grosse d’espérances. Marie avait pensé : « Bon voyage ! Et si c’est possible, bon retour ! Mais, pour l’instant, m’en voilà débarrassée, ça n’est pas malheureux ! J’ai assez de complications comme ça. »
Lérin de La Berne s’était vainement présenté chez elle.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Jean Aicard Jean Aicard,  Fleur d'Abîme (1894)

“ Il est certain que M. d’Aiguebelle avait conçu un de ces amours qui rendent subitement aveugles, et même sourds, les hommes les plus perspicaces.
II
La comtesse Louis d’Aiguebelle, mère de ce comte Paul sur qui Marie Déperrier avait jeté son dévolu, s’effrayait du sentiment qui menaçait de lui prendre son fils.
Cette jeune Parisienne n’était pas de son monde. Personne ne la connaissait autour d’elle, dans le pays de Provence qu’elle habitait. Dès que son fils lui eut parlé de la jeune fille, elle écrivit à l’abbé Tardieu, ancien précepteur du jeune homme.
”
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature