Résumé

Aubin-Louis Millin Voyage en Savoie, en Piémont, a Nice… (1816)

Les grandes rues ont des trottoirs peu élevés, pavés en dalles de pierres. Le dessous des portes des palais est pavé en mosaïque comme le sont les trottoirs. La rue Neuve traverse la ville dans sa largeur, comme les rues du Pô et de la grande Doire la coupent dans sa longueur. Le dernier Roi voulut que les allignemens et les façades fussent faits en un an. On a sculpté, sur beaucoup de croisées, un mufle de monstre avec des ailes de chauve-souris ce qui n'est pas de bon goût (1) . Cette rue est large, bien aérée, et contribue beaucoup à la beauté et à la salubrité de Turin.
Source : Gallica

Aubin-Louis Millin Voyage en Savoie, en Piémont, a Nice… (1816)

Quelques voyageurs (1) prétendent que Chambéry est sombre, mal bâti, que la couleur brune des pierres et la hauteur des maisons y rendent les édifices tristes et obscurs. Cette ville m'a cependant paru une demeure agréable. Elle est bien située dans une plaine riante et fertile, entre de hautes montagnes : deux rivières, l'Aysse et l'Albane, baignent ses murs. Les rues sont suffisamment larges; il y a de grandes places, plusieurs fontaines, et, comme nous l'avons vu, un assez beau théâtre. La pierre ressemble à celle dont on fait usage dans une grande partie du Dauphiné.
Source : Gallica

Aubin-Louis Millin Voyage en Savoie, en Piémont, a Nice… (1816)

Malgré l'austérité de la règle des Camaldules, l'agrément de ce lieu, le voisinage de la ville rendoient ce monastère très-différent du désert de la grande Chartreuse. La rigueur des règles de leur ordre contraignoit ces religieux à ne point cultiver les sciences. Le charme et l'intérêt qu'elles inspirent détournent l'homme des pensées mystiques et de la vie contemplative, et le conduisent quelquefois à des réflexions que la religion condamne, comme des erreurs, ou blâme au moins comme des hardiesses.
Source : Gallica

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