M.-Th. Ollivier 

Résumé

M.-Th. Ollivier  Revue des Deux Mondes

J’ai été préfet sans morgue et sans étourdissement, je redeviens avocat sans regrets. Ce qui me désole, c’est de voir combien peu valent les hommes, combien est aveugle leur intelligence. En vérité, si j’en avais la force, je renoncerais à tout jamais à la vie politique. Comme avocat, je parviendrais un jour à gagner 25 000 francs par an ; je finirais par trouver quelque part au monde une femme assez dépourvue de ces qualités de parade qui font briller dans les salons à la mode, pour essayer la réalisation de la vie intime du cœur et de l’intelligence, seul repos sérieux de l’âme.
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M.-Th. Ollivier  Revue des Deux Mondes

Avant de partir, Emile Ollivier avait adressé ses adieux aux Marseillais : « En entrant dans la vie publique, j’ai pris envers moi-même l’engagement de n’avoir jamais pour guide et pour boussole que ma conscience et la sainte lumière du devoir. Quand la popularité m’accompagnera dans cette voie, je bénirai Dieu d’avoir rendu mes efforts féconds. Quand la calomnie sera ma seule récompense, je ne dévierai pas davantage, car je sais que, derrière les accusateurs injustes, il y a les honnêtes gens dont l’estime est la meilleure et la plus sûre des popularités. »
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M.-Th. Ollivier  Revue des Deux Mondes

La Trappe d’Aiguebelle « se cache au fond d’un vallon solitaire et sauvage, gorge étroite, arrondie en forme d’entonnoir, qu’enveloppent de toutes part les replis d’une immense forêt perdue au sein des bois, enfermée par des hauteurs qui la dérobent aux yeux du monde, dominée par des rochers a pic, sans vue, sans horizon, ignorant le reste de la terre : on peut dire de cette sainte demeure qu’elle ne regarde que du côté du ciel. » Emile Ollivier y comprit la douceur de la vie monastique.
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