Résumé

François Caire Alexandre Labadié, 1814-1892 : notice (1892)

On le rencontre encore dans l'arrondissement d'Aix, à chaque élection cantonale ou législative, essayant de battre en brèche les candidats opportunistes ou réputés tels.
La démocratie de notre département se découvrira avec respect devant cette mort, M. Labadié a été, aux heures difficiles, un républicain profondément convaincu et indépendant, un défenseur acharné des droits du suffrage universel, un démocrate sur la conscience duquel les sollicitations du pouvoir central n'ont jamais eu de prises. C'est un éloge qu'un grand nombre de ceux qu'il a combattus ne méritent pas.
Source : Gallica

François Caire Alexandre Labadié, 1814-1892 : notice (1892)

Ce bon citoyen dont la mort aurait dû être un événement, a disparu sans bruit, salué avec respect, il est vrai, par ses amis politiques comme par ses adversaires.
Labadié était venu un siècle trop tôt ou un siècle trop tard à la politique. Cet homme, quoique doué de facultés merveilleuses, ne pouvait ni ne devait jouer un rôle prépondérant dans cette fin de siècle.
ALEXANDRE LABADIÉ
C'était un honnête homme que la démocratie marseillaise a conduit hier à sa dernière demeure, honnête homme dans la vie privée, honnête homme dans la vie publique.
Source : Gallica

François Caire Alexandre Labadié, 1814-1892 : notice (1892)

L'Empire déclarait à cette heure la guerre à l'Allemagne. Appréhendant un mouvement populaire à Marseille, il mit le département en état de siège et n'installa pas la municipalité nouvellement élue.
Le désastre de Sédan éclata, le 4 septembre, sur la France comme un coup de foudre. L'émotion qui étreignit le cœur de tous les Français sans distinction d'opinion fut immense.
Labadié, à la tête d'un groupe nombreux de
citoyens sans armes, se porta à 10 heures du matin à la division militaire, pour demander la liberté des prisonniers politiques et plus particulièrement celle de Gaston Crémieux.
Source : Gallica

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