Gouvernement de Tours

Définition et enjeux

Armand Rivière Trois mois de dictature en province… (1871)

Le conseil fut donné à la délégation de Tours, et particulièrement à Crémieux, de faire confirmer le plébiscite de Paris par le vote de la France entière. La question fut agitée dans les conseils du gouvernement de Tours, et nous croyons que ce fut surtout Gambetta qui s'opposa à l'adoption de cette mesure politique, parce que le lébiscite avait été un instrument de l'empire. C'était un scrupule bien inopportun et bien futile, car il n'est pas défendu d'user vis-à-vis de ses adversaires de leurs propres armes, quand on ne s'en sert ni pour violer la justice, ni pour fausser le droit.
Source : Gallica

Ernest Le Nordez Une lettre de cachet en 1870 : réponse à un diffamateur inviolable (1879)

Pendant que la conduite du gouvernement de Tours jette dans les esprits une inquiétude trop justifiée, la Défense nationale, grâce à l'initiative des citoyens bien plus qu'à l'intervention du gouvernement et de ses agents inexpérimentés, s'organise activement et fonctionne. Les Conseils généraux et tous les corps élus font preuve de la plus intelligente initiative et du plus ardent, patriotisme. Douter de l'avenir, ce serait prêter à l'ennemi la complicité d'un lâche découragement.
Source : Gallica

Le Moniteur prussien de Versailles… (1872)

La translation du Gouvernement de Tours à Bordeaux a produit une sensation profonde. Cette retraite a fait partout l'effet d'un désastre. Mais c'est surtout dans le centre de la France que ce désastre a été ressenti. La panique qui s'est emparée des populations riveraines de la Loire est indescriptible. A Tours, et au delà de Tours, on avait à diverses reprises conçu des craintes très-vives sur l'invasion, mais au fond les habitants se flattaient de l'espoir que la ligne de la Loire ne serait jamais franchie, et que leur pays serait préservé.
Source : Gallica

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