Résumé

Georges Loris De la république et des républicains en France (1881)

Voici plus de quatre-vingts ans déjà que les idées de république ont pénétré la France, et que ce mot est devenu un épouvantail pour les uns, pour les autres une arme à l'aide de laquelle ils ont plus d'une fois tenu en échec et renversé même les pouvoirs établis. Il serait temps, croyons-nous, de rendre à ce vocable sa véritable acception, de savoir bien ce qu'il signifie, et aussi ce qu'il vaut dans la bouche de ceux qui le prononcent avec une si ridicule emphase. Est-il une promesse? Est-il une menace? Il nous importe de l'apprendre et de sortir une bonne fois de nos doutes.
Source : Gallica

Georges Loris De la république et des républicains en France (1881)

On s'en prend à la société, aux chefs des États, comme l'enfant, dans ses aveugles colères, s'en prend à sa mère et frappe son sein. Qui cependant oserait voir dans ces hommes de nobles champions de la liberté? des persécutés, des victimes de notre ordre social? Qui pourrait voir en eux des amis du peuple, et, surtout, de généreux réformateurs, d'hommes guidés par le seul amour de leurs semblables, par la passion du bien, et n'aspirant qu'au bonheur de l'humanité? N'est-il pas temps d'assigner à chacun sa vraie place et de donner aux hommes et aux choses leurs véritables noms ?
Source : Gallica

Georges Loris De la république et des républicains en France (1881)

La France, — c'est en vain qu'on voudrait se le dissimuler, — est façonnée pour la monarchie, — qui, après tout, l'a faite ce qu'elle est. Malgré ce qui a été tenté déjà pour l'arracher au culte de ses souvenirs, elle garde dans son esprit, dans ses goûts, dans son caractère même l'empreinte des intitutions monarchiques. Dût-on crier haro sur nous, nous irons plus loin, nous soutiendrons que la France aime à avoir un chef unique, — nous avons failli dire un maître ! — Qu'elle aime à se sentir gouvernée, et n'éprouve point le besoin de se gouverner elle-même.
Source : Gallica

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