Résumé

Grandeur ou décadence par un électeur rural… (1871)

La république avait beau jeu.
Battez des mains, société sceptique, c'en est fait de l'oeuvre de nos pères ; les traditions de bonne foi et d'honnêteté, les croyances religieuses et l'esprit chevaleresque, le droit sous toutes les formes, l'amour de la patrie, le culte de l'honneur, le respect des petites nationalités, tout se perd, tout disparaît, tout croule.
Battez des mains, génération railleuse, qui lisez de mauvais romans et qui ne savez pas l'histoire ; ce que vous appelez l'esprit moderne vient de sceller l'ancien monde dans l'abîme de l'oubli d'où on ne revient plus.
Source : Gallica

Grandeur ou décadence par un électeur rural… (1871)

Rome avait ses chevaliers et ses familles sénatoriales; Venise avait ses maisons patriciennes, et tous les peuples de l'Europe ont leur aristocratie.
On ne fait pas la noblesse, elle se forme insensiblement; elle est le produit, non d'une convention politique, mais d'une lente germination, mouvement naturel d'une sève ascendante au sein des sociétés : le souverain l'enregistre, mais ne la crée pas. Il en est des familles comme des individus; il y en a qui arrivent à la vie plus robustes, plus saines, en un mot douées d'une meilleure constitution et d'une plus puissante vitalité.
Source : Gallica

Grandeur ou décadence par un électeur rural… (1871)

Permettez-moi de vous répondre que vous pouvez bien, et la France avec vous, opter entre le salut et l'abîme; choisir l'abîme et rejeter le salut. Mais ce qui est tout à fait au-dessus de votre pouvoir, c'est de changer la nature des choses, c'est de faire qu'une monarchie bâtarde vaille une monarchie légitime, et qu'un sauvageon produise des fruits aussi beaux que l'arbre de pied franc. Vous êtes libre de refuser le legs des siècles et de courir les aventures ; libre de repousser les principes : les principes attendront, parce qu'ils sont éternels.
Source : Gallica

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