Résumé

Portrait de Jean Aicard Jean Aicard La Vénus de Milo : recherches sur l'histoire de la découverte… (1874)

Dès lors, ni l'enseigne Dumont d'Urville, ni le lieutenant Matterer ne devaient parler.
C'est par la force que M. de Marcellus a conquis, pour l'honneur de la France, une statue que les Turcs eussent enfermée au fond de quelque jardin, ornement d'un sérail où jamais les yeux d'un chrétien n'eussent pu la contempler. Voilà sa vraie gloire ; elle vaut bien celle dont il se pare à tort, et en
dépit de tout peut-être l'aurait-il revendiquée s'il l'eût pu faire sans perdre d'un côté ce qu'il eût gagné de l'autre.
Source : Gallica

Portrait de Jean Aicard Jean Aicard La Vénus de Milo : recherches sur l'histoire de la découverte… (1874)

À ce moment précis l'Estafette arriva à Milo ; elle venait chercher la statue que M. de Marcellus put voir sur la plage, emportée par les gens d'Oiconomos, et tout près de lui échapper. On n'hésita pas. Un détachement de marins de l'Estafette assaillit la petite troupe des ravisseurs à coups de plat de sabre et de gourdin, la défit et enleva la statue au moment où les barbares, dans leur précipitation à s'enfuir sans l'abandonner, la traînaient liée de cordes à travers les rochers de la plage. C'est là qu'elle perdit le bras gauche.
Source : Gallica

Portrait de Jean Aicard Jean Aicard La Vénus de Milo : recherches sur l'histoire de la découverte… (1874)

Un geste, un mot, l'action humaine, choses éphémères. Ce que le temps respectera, c'est justement la pensée, la vie répan¬
dues sur tous les points de l'oeuvre, et l'expression est éternelle qui est ainsi contenue et dispersée dans la forme entière.
Michel-Ange eût rêvé l'idéale statue que le temps ne put retoucher. Le geste de la Vénus de Milo répétait artificiellement ce qu'exprime chaque ligne de son beau corps de marbre si paisible et si fier.
Source : Gallica

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