Félix Ravaisson,
La Vénus de Milo au musée des antiques
“ Au Parthénon, la déesse vierge, qui personnifiait l’intelligence subjuguant la matière, tenait sur sa main droite étendue une Victoire ailée qui se tournait vers elle, lui offrant une couronne. La victoire couronnant l’esprit qui s’est assujetti la nature inférieure, c’est l’expressif symbole des grandes époques de la Grèce, c’est celui de la pensée dont elle vécut, et qui la fit ce qu’elle fut. Or, dans le triomphe de l’esprit sur la matière aveugle, le Grec vit tout d’abord celui d’une nature bonne et douce sur une nature encore acerbe et sauvage. ”
