Félix Ravaisson,
La Vénus de Milo, par M. Ravaisson-Mollien…
(1890)
“ S'attaquer surtout à des chefs-d'œuvre pour les restaurer est une entreprise qui commence à être regardée comme une espèce d'impiété. Il n'en est pas moins à désirer qu'on s'applique à restituer par la pensée ce qui subsiste de considérable de l'art d'autrefois. On l'a fait, on le fait tous les jours pour ceux des produits importants de l'architecture des anciens dont il reste des ruines; on peut le faire également pour les chefs-d'œuvre encore subsistants, mais plus ou moins mutilés, de leur sculpture. La Vénus de Milo est un débris sacré, auquel il faut se garder de toucher. ”
