Résumé

Portrait de Félix Ravaisson Félix Ravaisson La Vénus de Milo, par M. Ravaisson-Mollien… (1890)

S'attaquer surtout à des chefs-d'œuvre pour les restaurer est une entreprise qui commence à être regardée comme une espèce d'impiété.
Il n'en est pas moins à désirer qu'on s'applique à restituer par la pensée ce qui subsiste de considérable de l'art d'autrefois. On l'a fait, on le fait tous les jours pour ceux des produits importants de l'architecture des anciens dont il reste des ruines; on peut le faire également pour les chefs-d'œuvre encore subsistants, mais plus ou moins mutilés, de leur sculpture. La Vénus de Milo est un débris sacré, auquel il faut se garder de toucher.
Source : Gallica

Portrait de Félix Ravaisson Félix Ravaisson La Vénus de Milo, par M. Ravaisson-Mollien… (1890)

Ce Mars que nous associons ainsi à la Vénus de Milo, est-ce bien en effet le dieu de la guerre? Il n'en a pas l'air ordinaire de mâle rudesse. Sa barbe est naissante, sa chevelure est longue, sa physionomie est juvénile et respire la douceur.
D'autre part, si c'est là le groupe conjugal que formaient aux anciennes époques Vénus et Mars, comment se fait-il que la déesse y occupe la droite et le dieu la gauche ? N'est- ce pas là un indice que la déesse est ici d'un rang supérieur à celui de son compagnon?
Source : Gallica

Portrait de Félix Ravaisson Félix Ravaisson La Vénus de Milo, par M. Ravaisson-Mollien… (1890)

La Grèce, en ses premiers âges, adorait dans Vénus une déesse qu'elle appelait Uranie, ou la Céleste; comme cette reine du ciel que célébrait l'Asie, la Vénus d'alors était la souveraine de tous les mondes, et surtout du monde mystérieux que les dieux habitaient, et où venaient partager leur bonheur, après la mort, les élus.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature