Résumé

Portrait de Jean Aicard Jean Aicard Notre-Dame-d’Amour

Les hommes ? ce Martégas ? Tu es fou ! Allons donc ! Tous, tant qu’ils sont, est-ce qu’ils comptent ! Et puis, il m’a maltraitée, ton Martégas, il m’a menacée... j’ai vu le moment où il m’aurait battue !... Et pourquoi ? Pour défendre cette Zanette, qu’il aime ! Ta future ! entends-tu ? il l’aime ! Il ne m’aime pas, lui ; — je ne lui en veux même pas, à lui, car c’est à cause de toi que j’ai été injuriée et menacée par lui, puisque c’est à cause de toi seul que j’ai parlé à cette fille. Oui, c’est à cause de toi, que j’ai souffert ça !... Oh ! Jean ! comme tu as été méchant !
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Portrait de Jean Aicard Jean Aicard Notre-Dame-d’Amour

Elle la regarde un peu de temps, puis de nouveau elle jette les yeux sur les plaines de Meyran, croit revoir toute la fête, les ferrades et les courses, la foule et le beau gardian, — et lentement elle met sur ses lèvres cette petite cocarde blanche et bleue, qui semble une fleur écrasée, et qui sent bon, étant tiède du parfum de ses beaux cheveux.
Puis, brusquement, elle la cache encore à la même place ; et, au galop, la petite Arlèse amoureuse s’en va vers Arles ; vite, elle galope pour regagner le temps perdu, se reprochant maintenant comme un crime de faire attendre le pauvre Augias.
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Portrait de Jean Aicard Jean Aicard Notre-Dame-d’Amour

Il regarda le taureau. Elle fut rassurée, mais elle était lasse. Le cœur commençait à lui battre fort. Elle fut forcée de s’arrêter. Et le gardian, bien malgré lui, soumis à la loi invincible, plus volontiers regardait maintenant du côté de la fille que du côté de la bête, du côté de l’amour que du côté du péril. Les vagues étaient larges, espacées, et n’écumaient qu’en arrivant au rivage. Ici, elles étaient lisses, lourdes, molles, et après chaque gonflement, la mer s’abaissait, découvrant la petite poitrine de Zanette qui, alors, se cachait de ses bras posés l’un sur l’autre en croix.
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