Jean Castilhon

Élements biographiques

Jean Castilhon,  Les quatre Fils Aymon, suivis de Jean de Calais et de Geneviève de Brabant… (1862)

“ Charlemagne, dont l'âme était grande et généreuse, et qui ne pouvait refuser son estime au courage de Renaud et de ses frères, jeta un oeil d'indignation sur Aymon. « Depuis quand, lui dit-il, l'aigle dévore-t-il ses petits? C'est vainement, Aymon, que vous voudriez persuader à un roi, qui est père comme vous, que vous avez fait à vos enfants tous les maux que vous dites ; ce que je puis faire de mieux en votre faveur, est de croire que vous me trompez ; car, quelque odieux que soit le mensonge, il l'est encore moins que l'aveu parricide que vous me faites. » ”
Source : Gallica

Jean Castilhon,  Les quatre Fils Aymon, suivis de Jean de Calais et de Geneviève de Brabant… (1862)

“ Boulag n'hésita point. « Chevalier, lui dit-il, je connais ta religion ; si je croyais que la mienne fût meilleure, mille trépas ne me la feraient point abandonner; rien n'est plus lâche que d'adopter ce que l'on ne croit pas, et d'abjurer le système même le plus ridicule, lorsqu'on le croit vrai malgré ses absurdités. Je me rends à vous, je suis votre prisonnier, voilà mon épée. » Renaud la reçoit, l'embrasse, l'aide à se relever et le remet lui-même sur son cheval, plus content de cette conquête, que s'il avait tué dix mille Sarrasins de sa main. ”
Source : Gallica

Jean Castilhon,  Les quatre Fils Aymon, suivis de Jean de Calais et de Geneviève de Brabant… (1862)

“ Enfin, Renaud, tu ne peux éviter ton sort; voici le jour où tu vas cesser de te croire invincible. — Tu me menaces, Roland, répondit Renaud, crois-moi, sois plus modeste ; un chevalier prudent ne chante jamais sa victoire avant le combat. Veux-tu la paix, veux-tu combattre? l'un et l'autre est à ton choix. Quelque honneur que j'attende du triomphe, je lui préfère la paix, qui rendra le calme à l'État, et l'amour des peuples à ton maître. — Je ne suis pas venu, répliqua Roland, pour conclure un traité. — Eh bien, combattons, dit Renaud. — Crois-moi, songe à te défendre, répondit Roland. ”
Source : Gallica

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