Résumé

Causes véritables des troubles arrivés à Nîmes en juillet 1815… (1815)

Une armée royale fut créée ; des commissaires du Roi l'organisèrent; de nouveaux administrateurs pour le département furent nommés ; le drapeau blanc flotta dans une grande partie des communes ; les bonapartistes de Nismes tremblèrent à leur tour ; la garde urbaine se renforça des fédérés de la Gardonnenque et de la Vaunage ; Gilly amena de Montpellier des troupes de ligne à qui il venait de faire faire une horrible boucherie des royalistes ; on arma un tas de brigands obscurs qui avaient fui de la Provence devant les Lys triomphans , et qu'on obligeait les Nimois à nourrir.
Source : Gallica

Causes véritables des troubles arrivés à Nîmes en juillet 1815… (1815)

Les volontaires Nîmois , plus près de leur pays, connaissant mieux les routes , se flattaient de courir moins de danger ; mais la garde urbaine , fortifiée de la lie de la population, dont une compagnie portait le nom glorieux de chasseurs de l'Ile d'Elbe , gardait les avenues de la ville , avec la troupe de ligne. Certains quittaient leurs postes et se répandaient dans la campagne ; les volontaires qui tombent dans leurs mains , sont heureux quand on ne fait que les dépouiller, que les accabler de coups.
Source : Gallica

Causes véritables des troubles arrivés à Nîmes en juillet 1815… (1815)

Nismes renferme deux partis, bien prononcés, depuis vingt-cinq ans ; l'un qui a toujours soupiré pour la royauté (I) , l'autre qui n'a cessé de s'en montrer l'ardent ennemi. Les catholiques qui font plus des deux tiers de la population, composent presqu'en entier le premier parti; dans l'autre sont presque tous les protestans. Ce serait pourtant une grande erreur de croire que l'opposition des dogmes ait pu devenir la cause morale de cette divergence politique.
Source : Gallica

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