Résumé

Charles Durand Les Événemens d'Avignon par un témoin oculaire… (1818)

Peut-être quelques-uns de ces gens à qui tout porte ombrage, que l'esprit de parti aveugle au point de méconnaître la vérité, de se refuser même à l'évidence ; peut-être, dis-je, il se rencontrera des hommes qui trouveront mauvais que nous ayons ren du au maréchal Brune la justice qu'il mérite; nous leurs répondrons : La tombe est l'écueil de toutes les réputations, c'est là que tous les prestiges du rang et de la naissance s'évanouissent : la flatterie n'a plus de voix, l'orgueil cesse, on ne peut survivre à soi-même que par de grandes actions.
Source : Gallica

Charles Durand Les Événemens d'Avignon par un témoin oculaire… (1818)

Je ne retracerai point ici tous les faits, rapportés dans l'ouvrage ayant pour titre les Crimes d'Avignon ; j'y renvoie le lecteur : je terminerai le mien par le récit exact de l'assassinat et de la mort du maréchal Brune.
C'est en vain que les auteurs et les complices de ce meurtre voudraient repousser la vérité; elle doit paraître et briller dans tout son jour : fort de ma conscience et de ce que j'ai vu, je parle sans crainte ; taire le crime c'est y prendre part, c'est s'associer à ceux qui l'ont commis.
Source : Gallica

Charles Durand Les Événemens d'Avignon par un témoin oculaire… (1818)

On a rapporté que ces assassins ayant rencontré trois invalides, lorsqu'ils traînaient le corps du maréchal, les avaient précipités avant lui dans le Rhône pour lui servir d'hécatombe.
Les deux aides-de-camp du maréchal échappèrent comme par miracle à la proscription : on profita du moment où tout le peuple s'était porté vers le Rhône pour les faire changer de costume; et, déguisés en domestiques, ils parvinrent à sortir de la ville.
Quelques gens honnêtes, mais en petit nombre, gémissaient sur ces événemens, et rougissaient des crimes dont se souillaient leurs concitoyens.
Source : Gallica

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