Paul-Grégoire-Joseph Lambot

Résumé

Paul-Grégoire-Joseph Lambot Le Maréchal Brune à Avignon en 1815… (1840)

J'ai su plus tard qu'un premier assassin lui tira un coup de pistolet. Le maréchal s'avança résolument sur lui et lui dit : vous êtes un maladroit. Au même moment un autre lui lâcha un coup de fusil ; la balle lui coupa la gorge. L'infortuné maréchal tomba en avant sur ses deux mains.Ce fut dans cette position que je le trouvai, ne donnant plus aucun signe de vie. Je vis une affreuse blessure et couler un sang qui n'aurait dû être versé que pour la patrie. Je ne vis plus rien ni personne
Source : Gallica

Paul-Grégoire-Joseph Lambot Le Maréchal Brune à Avignon en 1815… (1840)

Ces excès des Avignonnais étaient sans nul doute très-condamnables ; mais lorsqu'on considère l'anarchie qui avait régné jusqu'à ce moment dans Avignon, anarchie que le général Cassan, qui avait cependant des troupes de ligne, et M. le maire Puy, avec tout son caractère et sa fermeté, n'avaient pu dominer, on ne peut pas s'étonner du mouvement de réaction qui eut lieu ; il était moralement inévitable.
Dans le XVIe siècle on aurait saccagé la ville et passé tout le monde au fil de l'épée ; il y a donc très-grand progrès dans la civilisation
Source : Gallica

Paul-Grégoire-Joseph Lambot Le Maréchal Brune à Avignon en 1815… (1840)

Après avoir complimenté le nouveau préfet, je montai à l'appartement où était le maréchal, et lui ayant rendu mes devoirs, je pris la liberté de lui dire combien j'étais désolé qu'il n'eût pas pu me prévenir de son passage ; que je serais venu le chercher dans ma voiture et que je l'aurais conduit au-delà d'Orange; : je ne me rappelle pas ce qu'il répondit, mais je vis bien qu'il ne me reconnaissait pas. Je ne l'avais vu qu'une fois à Marseille , comme je le dirai plus tard.
Source : Gallica

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