Résumé

Les Tyrans et le tyrannicide, rapprochements historiques

Certes, jamais assassinat ne fut entouré de circonstances plus aggravantes. Un général vaincu cherche un asile que la femme d'un Israélite avec lequel il a signé un pacte d'amitié lui offre dans sa tente hospitalière. Le général confiant ne peut soupçonner une trahison dont il est incapable ; il s'endort, et la femme de son ami invente un nouveau genre de mort, et tue lâchement son hôte. Et l'on attribue ce meurtre à l'inspiration de Dieu, et les livres saints transmettent d'âge en âge le crime de Jaël comme une action glorieuse et divine !
Source : Gallica

Les Tyrans et le tyrannicide, rapprochements historiques

Jéhu, avec sa troupe, se dirigea vers la tour de Jesraël où se trouvaient Joram roi d'Israël et son neveu Ochosias, roi de Juda. Avertis de son arrivée, les deux rois montèrent dans un chariot et allèrent à sa rencontre. Joram s'approcha de Jéhu, l'interrogea, et à sa réponse devinant la trahison de son général, il se retourna et s'enfuit en disant à Ochosias: "nous sommes trahis." Jéhu tendit son arc avec force, et la flêche frappant Joram entre les deux épaules sortit après avoir traversé le coeur.
Source : Gallica

Les Tyrans et le tyrannicide, rapprochements historiques

Judith composa elle-même un hymne triomphal ; sa vie fut de plus en plus honorée, et quand arriva sa mort, Israël prit le deuil et pleura pendant sept jours.
Ainsi, les prêtres de Dieu bénirent la femme qui, par une ruse odieuse et au prix de sa pudeur, avait assassiné un général ennemi, après l'avoir séduit et enivré.
Les prêtres disent que Dieu inspira le meurtre et dirigea le bras homicide. L'apologie de l'assassinat peut-elle être plus complête?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature