Résumé

Portrait de Jules Simon Jules Simon L'Affaire Nayl : Trois condamnés à mort (1883)

« Mais moi, dit Marion toujours agenouillée, je suis la femme de Jean-Louis Nayl!
— Ah! pauvre femme! dit la veuve, et vous pleurez votre mari comme moi mon enfant !
— Hélas ! dit Marion, il n'est pas mort, et vous pouvez le sauver si vous voulez. Un mot de vous, un mot de vérité peut nous rendre à tous la vie ! Je vous le demande au nom de la, Vierge Marie, au nom du salut de votre enfant! » Et elle versait tant de larmes, que les mains de la veuve étaient toutes mouillées.
Source : Gallica

Portrait de Jules Simon Jules Simon L'Affaire Nayl : Trois condamnés à mort (1883)

L AFFAIRE NAYL
Je ne suis plus aussi farouche que nous l'étions, l'abbé Moisan et moi, en 1833, et je ne sais pas, quoiqu'il fût tout d'une pièce et Breton jusque dans les moelles, s'il commettrait encore l'effroyable contresens de laisser subsister la peine de mort pour les vaincus en la supprimant pour les assassins. Pour moi, je suis converti sur les deux points. J'ai vu à Nuremberg un musée de sabres à décapiter, de couperets, de machines à faire sauter la main ou le pouce, à essoriller, à aveugler. La mort ne s'y montre pas seulement atroce
Source : Gallica

Portrait de Jules Simon Jules Simon L'Affaire Nayl : Trois condamnés à mort (1883)

S'il ne sortait pas de ce nouveau procès une condamnation capitale, le roi pouvait faire grâce de la peine des galères. Échapper aux galères et à la mort, c'était désormais toute notre espérance; car la négation obstinée de Le Pridoux et de son complice nous faisait perdre l'espoir d'un acquittement. Lorsque les frères Nayl furent entendus à l'audience de la cour d'assises de Vannes, le public écouta leurs paroles avec anxiété. Tous les yeux se tournaient vers les accusés, et leurs dénégations excitaient dans toute la salle des murmures.
Source : Gallica

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