Jules Simon

Jules Simon

Résumé

Portrait de Jules Simon Jules Simon La Peine de mort

« Mais moi, dit Marion toujours agenouillée, je suis la femme de Jean-Louis Nayl !
— Ah ! pauvre femme ! dit la veuve, et vous pleurez votre mari comme moi mon enfant !
— Hélas ! dit Marion, il n’est pas mort, et vous pouvez le sauver si vous voulez. Un mot de vous, un mot de vérité, peut nous rendre à tous la vie ! Je vous le demande au nom de la Vierge Marie, au nom du salut de votre enfant ! » Et elle versait tant de larmes que les mains de la veuve étaient toutes mouillées.
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Portrait de Jules Simon Jules Simon La Peine de mort

J’essayais quelquefois de me dire que le fanatisme politique était une excuse ; mais ma conscience parlait aussitôt, et si fort, que je rougissais d’avoir douté. Je me sentais douloureusement affecté entre la honte, l’horreur et un reste de pitié. Je m’efforçais inutilement de retourner à mes études, mon esprit était envahi par ce malheureux procès ; j’en rêvais le jour et la nuit. Quand même j’aurais pu l’oublier, j’avais près de moi un spectacle qui me le rappelait sans cesse ; c’était la famille Nayl. Je la voyais chaque jour.
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Portrait de Jules Simon Jules Simon La Peine de mort

« Que le bon Dieu vous donne des forces, » dit Marion en entrant ; mais la veuve ne l’entendit pas. Elle s’approcha jusqu’à la toucher et lui dit : « Je viens vous voir dans votre affliction avec un cœur aussi affligé que le vôtre. » La veuve l’aperçut alors et la regarda un instant. Puis elle détourna la tête avec un geste de la main pour la repousser. « Non, je ne puis m’en aller, dit Marion, et pardonnez-moi de venir vous troubler dans votre douleur : mais c’est plus que ma vie que je vous demande. »
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