Terreur blanche

Définition et enjeux

maréchal Brune à Avignon. Episode de la Terreur blanche… (1878)

La Terreur blanche, au contraire, n'a pas pour se justifier les nécessités de la lutte. Lorsque les Verdets massacraient Lagarde à Nîmes, et que les complices de Pointu et de Trestaillons ensanglanle
ensanglanle et la sécurité de la France réclament la punition des traîtres, ici, la clémence serait faiblesse, et l'impunité encouragement au crime. Il n'y aura de sécurité pour l'avenir que lorsque la trahison aura subi sa peine !
Source : Gallica

Portrait de Jules Michelet Jules Michelet Œuvres complètes de J. Michelet

Cette fausse tragédie autour de la vraie, ce concert de cris calculés, de fureurs préméditées, fut la première scène de la Terreur blanche.
L’horrible, c’étaient les fenêtres louées à tout prix. Des figures inconnues, qui depuis longtemps se cachaient, étaient sorties au soleil. Un monde de riches, de filles, paradait à ces balcons. À la faveur de cette réaction violente de sensibilité publique, leur fureur féroce osait se montrer. Les femmes surtout offraient un spectacle intolérable.
Source : Wikisource

Henri Briand Tableaux synoptiques d'histoire contemporaine depuis 1789… (1897)

En province, la Terreur blanche remplace la Terreur rouge; une Saint-Barthélemy politique s'étend sur toute la France. Lyon, Marseille, Aix, Tarascon, sont parcourus par les Enfants du Soleil et les Compagnons de Jéhu, bande d'égorgeurs royalistes enrôlés comme pour une croisade, qui se livrent aux plus effroyables représailles.
Les autorités, complices de ces assassinats, les excusaient en disant : « Le peuple a cru pouvoir donner la mort à ceux qui la lui donnaient depuis trop longtemps. »
Source : Gallica

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