Résumé

Dom Courdemanche Le duc de Penthièvre, mémoires de Dom Courdemanche… (1889)

Le Prince me surprit en admiration ; pensant bien que je n'avais jamais rien vu de si beau en ma vie, il eut la bonté de me faire approcher, et de soulever la monture de son épée pour me la faire mieux voir. Mais qu'il me fût aisé de voir l'indifférence de M. le duc de Penthièvre pour cette magnificence ! Comme il avait l'air de se soucier peu d'un luxe qui m'éblouissait ! Le plaisir que ce Prince auguste parut prendre à m'en laisser considérer tous les objets à mon aise n'était pas le fruit de l'ostentation, mais un pur effet de sa bonté et de son affabilité.
Source : Gallica

Dom Courdemanche Le duc de Penthièvre, mémoires de Dom Courdemanche… (1889)

Je répondis avec empressement, tant en mon nom qu'en celui des Religieux de Jumiéges : « Si la seigneurie d'Authis peut convenir à Son Altesse, nous ne demandons pas mieux que de la lui céder moyennant un objet de compensation. Le Prince nous trouvera toujours disposés à lui donner des marques de notre déférence et de notre soumission. Le parti d'une transaction et d'un échange nous serait mille fois plus agréable que la discussion rigoureuse du fond, quoique la justice de notre cause soit évidente. »
Source : Gallica

Dom Courdemanche Le duc de Penthièvre, mémoires de Dom Courdemanche… (1889)

« Vous voulez avoir des droits honorifiques, tandis que Jésus-Christ vous a dit : Regnum meum non est de hoc mundo, mon royaume n'est pas de ce monde. » — « Oui, Monseigneur, mais il ne l'a pas dit seulement aux Ecclésiastiques et aux Religieux : il l'a dit à tous les chrétiens. » — « Cela est vrai, reprit le Prince en souriant : ces paroles de Jésus-Christ nous regardent tous. »
Enfin, M. le duc de Penthièvre me demanda si je m'en tiendrais au jugement des arbitres. Je répondis que si les arbitres étaient justes, nous serions bien dans le cas de nous en tenir à leur décision.
Source : Gallica

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