Résumé

Honoré Bonhomme Le Duc de Penthièvre (Louis-Jean-Marie de Bourbon… (1869)

On allait, on s'agitait, on se questionnait. On ne voyait rien venir. L'impatience augmentait et-l'appétit devenait inexorable : Faim de manant est un mal qui dévore, Mais faim de roi, c'est cent fois pire encore.
Enfin, de guerre lasse, un des affamés ouvrit un avis lumineux. « Sire, dit-il avec un soupir mal étouffé, si nous allions demander à souper à votre cousin, au vénérable duc de Penthièvre? »
Cet avis fut adopté à l'unanimité des voix et des entrailles.
On partit. Il était onze heures du soir. Une faible distance les séparait du château de Rambouillet.
Source : Gallica

Honoré Bonhomme Le Duc de Penthièvre (Louis-Jean-Marie de Bourbon… (1869)

L'hiver surtout, la rivalité s'élevait à un degré inimaginable entre les deux amis : l'un profitait du sommeil de l'autre pour sortir sans bruit et consommer sa divine charité ; et l'autre, le poêle, cherchait de son côté, à devancer le jour afin d'être aussi le premier à l'œuvre de bienfaisance , qu'il ne remplissait, du reste, avec tant de zèle, qu'au nom et avec l'argent de son maître et de son ami. S'ils se rencontraient hors du château de si bonne heure, ils inventaient de mauvais prétextes comme en usent les honnêtes gens forcés de mentir.
Source : Gallica

Honoré Bonhomme Le Duc de Penthièvre (Louis-Jean-Marie de Bourbon… (1869)

Assurément, cette œuvre de réparation domestique a été une noble consolation et un devoir, en même temps qu'un légitime orgueil pour la digne fille du duc de Penthièvre; mais qu'importe, après tout, que les mânes vénérés de ce juste soient ici ou là? Sa mémoire appartient à l'humanité tout entière, à laquelle il a laissé l'exemple d'une sainte vie et l'odeur de toutes les vertus.
Du reste, le gouvernement révolutionnaire, ainsi que le fait remarquer madame la comtesse d'Armaillé, disputa aux fidèles habitants - de Yernon le droit de le pleurer.
Source : Gallica

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