Résumé

Sinet Précis de l'histoire de Sceaux… (1843-1844)

C'est alors que commença ce fameux bal de Sceaux, qui jouit pendant trente ans de la plus grande vogue, attira les dimanches et fêtes une si brillante société, et qui est encore aujourd'hui, malgré l'état de décadence de ces sortes d'établissements, un des plus beaux des environs de Paris.
Le bal de Sceaux devint le rendez-vous de la bonne compagnie et des maisons les plus opulentes; et chose admirable, toutes les classes s'y trouvaient mêlées sans s'en apercevoir, parce que la révolution avait, pour un instant, tout nivelé.
Source : Gallica

Sinet Précis de l'histoire de Sceaux… (1843-1844)

Emilie avait à peu près quinze ans; elle était devenue une charmante demoiselle, M. Paul en avait 50. Il était temps de penser à leur mariage, et on fut bientôt d'accord, car Émilie n'avait-elle pas été élevée pour M. Paul, et on pourrait dire ici, tout exprès pour lui. Il y avait douze ans, c'est-à-dire, depuis leur rencontre à Sceaux, qu'ils étaient destinés l'un pour l'autre; et, à moins qu'ils ne sympathisassent pas ensemble, ce mariage était dans l'ordre, dans les convenances, et on pourrait dire prédestiné. Aussi combla-t-il les vœux de chacun.
Source : Gallica

Sinet Précis de l'histoire de Sceaux… (1843-1844)

LE COMTE D'EU DEPUIS SON ENTRÉE EN JOUISSANCE DU DOMAINE DE SCEAUX, EN 1755, JUSQU'AU DUC DE PENTHIÈVRE, EN 1775.
Le comte d'Eu, second fils du duc et de la duchesse du Maine, devint propriétaire de Sceaux, après la mort de son frère, en 1755, et le garda jusqu'à sa mort.
Le comte d'Eu était gouverneur du Languedoc;
mais il quittait peu Sceaux, qu'il aimait beaucoup.
C'était un homme commun, de moyenne taille, qu'on aurait plutôt pris pour un bon paysan que pour un prince. On ne lui a jamais connu de femme, et tout porte à croire qu'il resta célibataire.
Source : Gallica

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