Résumé

Maurice Vitrac Philippe-Égalité et M. Chiappini… (1907)

Il n'est pas jusqu'à la Dauphine qui, un jeudi de février, n'y entraine le Dauphin, le comte et la comtesse de Provence. En compagnie nombreuse, le duc de Chartres et le duc de Bourbon y mènent joyeux train : comme le domino n'est qu'un masque d'illusion, ils ont tôt fait de reconnaître la Dauphine. Il se trouve qu'il y a bal chez la duchesse de Chartres au Palais-Royal, pourquoi n'y pas achever la nuit ? L'idée sourirait à Marie-Antoinette, si le Dauphin timide, n'excipait de la permission limitée accordée par le roi : Sa Majesté a toléré l'Opéra, mais n'a point parlé du Palais-Royal.
Source : Gallica

Maurice Vitrac Philippe-Égalité et M. Chiappini… (1907)

Élevée simplement et d'âme un peu bourgeoise, le mariage n'avait pas été pour elle une formalité ainsi qu'il advient d'ordinaire aux princesses. Sans ajouter foi outre mesure aux témoignages qui la montrent follement éprise du duc avant leur union, il est assuré qu'elle lui fut très vite passionnément attachée. Il n'y a point de quoi surprendre. Sans être d'une beauté classique, le duc de Chartres était alors un cavalier fort aimable. Grand, bien pris, la jambe belle, un port de tête avantageux, de la douceur et de l'urbanité, il avait et garda toujours l'art de plaire.
Source : Gallica

Maurice Vitrac Philippe-Égalité et M. Chiappini… (1907)

Ce fut un gros émoi au Palais-Royal. On fit un exemple, mais, le valet de chambre chassé, une inquiétude demeurait qui se mêlait chez la duchesse de Chartres à de l'indignation. Seul le jeune duc n'en prenait nul souci. Les fêtes de Versailles lui étant interdites, Paris restait, dont les bals furent, cet hiver là, particulièrement brillants. Il fut de toutes les fêtes, joyeux des applaudissements qu'il soulevait à son passage, très fier de cette popularité nouvelle qui lui venait, des acclamations qui saluaient des princes « premiers citoyens et derniers remparts de la liberté. »
Source : Gallica

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