G. du Boscq de Beaumont et M. Bernos

Résumé

G. du Boscq de Beaumont et M. Bernos Le Fils du Régent

Cependant il revit étrangement dans la sœur de ce dernier, la mystique et folle Duchesse de Bourbon. Ses racines mentales plongent dans une lointaine ascendance maternelle : son aïeule, Mme de Montespan, avait pu lui transmettre, ainsi qu’à ses sœurs, quelque germe de la « folie des Mortemart, » folie aussi proverbiable que leur esprit.
« Et voilà ce qui a passé dans l’âme de ce pauvre Prince, » déplore Argenson son chancelier, un de ceux qui l’ont le mieux observé et, malgré tout, apprécié : « tout s’expliquera chez lui par la folie, et par une folie dévote et ennemie de la société. »
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G. du Boscq de Beaumont et M. Bernos Le Fils du Régent

Puis, à travers les menus détails qui nous initient à l’éducation physique et intellectuelle d’un prince du sang au XVIIIe siècle, apparaît en maints endroits la tare psychique de cet esprit par ailleurs bien doué. Cette tare, que développeront les années, conduisit Louis d’Orléans au seuil de la folie ; une mort prématurée l’empêcha, seule, d’y sombrer.
Fils du Régent, aïeul d’Egalité, trait d’union entre le grand siècle et les temps nouveaux, ce prince parait comme un fruit singulier sur l’arbre de sa race ; en lui rien ne rappelle son père, rien ne fait présager son petit-fils.
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G. du Boscq de Beaumont et M. Bernos Le Fils du Régent

Dans le courant de 1742, comme il était en visite, seul avec elle, tout à coup le Duc d’Orléans se jeta à genoux et fit à haute voix un acte de contrition.
La Reine, d’abord stupéfaite, le fut encore bien davantage quand elle entendit l’aveu que cette contrition soudaine s’appliquait a des « pensées immondes » que le Prince venait d’avoir. Le mot, pour dur, n’en sonna pas moins doucement à ses oreilles inaccoutumées de pareils complimens. Même, l’aventure lui sembla trop flatteuse pour demeurer secrète ; tous ses amis en reçurent la confidence.
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