Pierre-Joseph Moithey

Résumé

Pierre-Joseph Moithey Madame de Carignan, princesse de Lamballe… (1815)

Il voyait s'accomplir enfin le plus cher de ses voeux , celui de tout brouiller pour profiter des désordres, et exécuter ses projets.
M. de Penthièvre , à qui madame de Lamballe faisait confidence de ses craintes , cherchait à la rassurer. Il ne pouvait croire qu'on portât atteinte à une monarchie existante depuis quatorze cents ans ; il ne connaissait pas tous les détours du crime, et son coeur pur comme celui de Louis XVI, ne pouvait prévoir qu'il se trouverait des hommes assez pervers pour conspirer contre la vertu même.
Source : Gallica

Pierre-Joseph Moithey Madame de Carignan, princesse de Lamballe… (1815)

On vit le Roi lui-même sortir seul, le chapeau sur les yeux, et parcourir les rues de Versailles, entrer dans l'humble réduit du pauvre, et lui porter des consolations et des secours. Il fit distribuer du bois ; des vêtemens; et lorsque l'on songe que c'est le même homme qu'on accusa depuis d'être le tyran du peuple, on ne saurait contenir sa juste-indignation en voyant encore de ces monstres respirer.
Les affaires publiques , loin d'éprouver une amélioration , empiraient de plus en plus. On fit entendre au Roi qu'il fallait rappeler Necker, que lui seul avait la confiance, du peuple.
Source : Gallica

Pierre-Joseph Moithey Madame de Carignan, princesse de Lamballe… (1815)

Je suppose que cet ouvrage tombe entre les mains d'un de ceux qui se sont livrés à sa rage la plus brutale sur la personne de madame de Lamballe, car il en existe encore, de quel effroi ne sera-t-il pas saisi en voyant les conséquences de son crime pour l'avenir , et combien il maudira ceux qui ont détruit le repos de sa conscience ? . Le peuple ne lit guère , et malheureusement le choix de ses lectures est en sens inverse de ses besoins. Ce sont des romans, qui , pour la plupart, n'offrent que des idées impies ou obscènes; c'est entretenir le mal plutôt que le détruire.
Source : Gallica

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