Résumé

Marie-Anne Adélaïde Le Normand L'Ange protecteur de la France au tombeau de Louis XVIII, par Mlle M.-A. Le Normand… (1824)

Ce n'est qu'avec un religieux attendrissement et une profonde vénération que j'aime à venir contempler les restes des grands hommes épars de siècle en siècle, et dont la Providence semble n'être si avare que pour ajouter un nouveau prix aux vertus dont ils se sont montrés les plus illustres modèles.
A ce titre, Louis XVIII est l'un des rois dont la France ait le plus à se glorifier ! Il ennoblit le trône de toute la sublimité de son génie, et ne perdit rien dans son exil de ses vertus royales.
Source : Gallica

Marie-Anne Adélaïde Le Normand L'Ange protecteur de la France au tombeau de Louis XVIII, par Mlle M.-A. Le Normand… (1824)

Le coeur du roi de France est dégagé maintenant de tout ce qui l'attachait à la terre ; s'il a été faible, il a cessé de l'être; il s'est épuré dans le creuset de l'adversité. Sa prison ne doit plus lui paraître qu'un temple et comme l'entrée du séjour éternel qui lui est réservé.
Aujourd'hui que sa dépouille mortelle repose dans le temple royal de Saint-Denis , les passions des hommes devraient se taire à la vue de ce spectacle imposant et terrible de la mort. La mort du frère de Louis XVI ne ferait-elle que roidir la main qui tremble encore de colère, et ranimer de criminelles espérances !
Source : Gallica

Marie-Anne Adélaïde Le Normand L'Ange protecteur de la France au tombeau de Louis XVIII, par Mlle M.-A. Le Normand… (1824)

Charles X vient s'asseoir sur le trône , l'espérance descend au milieu des plus noirs cachots ; les prisonniers attendent un sort plus heureux de sa clémence royale. Un doux transport vient ranimer leur vie si languissante, le moment d'une mort prochaine approchait pour eux, et ils marchaient sans cesse sur le bord d'un abîme ! le généreux monarque l'a refermé, il a fait plus , il leur pardonne. Pieligion ! voilà ton triomphe ! Religion ! tu es tout sur la terre; s'ils se sont rendus coupables sous le règne de son prédécesseur, c'est à Charles X à perfectionner le grand oeuvre de Louis.
Source : Gallica

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