Résumé

La France en deuil, ou Le vingt-un janvier… (1815)

NON, la France n'a pas signé la mort de Louis XVI. Un crime n'est jamais le vœu de tout un peuple. Quand un peuple parait coupable, dites qu'il est esclave, et reconnaissez l'excès de sa servitude dans l'excès des attentats qui s'autorisent de sa frayeur et de son nom. Le sang des Français immolés en septembre entourait le tribunal où devait comparaître Louis XVI, et les assassins de son peuple étaient les précurseurs de ses juges.
Pour que la France restât immobile devant l'échafaud du Roi, il fallait bien l'avertir qu'on pouvait la frapper elle-même comme une victime.
Source : Gallica

La France en deuil, ou Le vingt-un janvier… (1815)

Le 21 janvier 1815, c'est l'intérieur des maisons qui a été désert dans une moitié de la capitale ; c'est toute la population de cette capitale qui s'est portée sur ses remparts ; toute celle des bourgs et villages circonvoisins qui est accourue sur les routes, pour saluer , bénir, implorer les saintes reliques du Roi-martyr, celles de l'auguste et intéressante victime qui a été la compagne de sa vie et de sa mort, de son trône et de son échafaud.
Source : Gallica

La France en deuil, ou Le vingt-un janvier… (1815)

Mais s'il est permis de croire que le Monarque
que nous pleurons n'a plus besoin de nos prières, il ne l'est pas moins de penser qu'il nous accorde les siennes, et qu'il préside déjà, du haut des cieux, au destin de la France. Il n'est pas moins doux de penser qu'il va être accompli ce vœu sublime de son amour, cette dernière expression de son cœur : Je desire que mon sang fasse le bonheur de la France.
Source : Gallica

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