Résumé

J.-P.-R. Cuisin L'Urne royale, ou le Cyprès du trône… (1824)

Tout est mémorable, tout est terrible dans ce jour funeste ; si de l'ensemble nous passons aux douloureux épisodes, la reine perd sa chaussure, un bandit lui vole sa bourse et sa montre; un autre, d'une taille gigantesque, prenant avec brusquerie dans ses bras le Dauphin, le plus bel enfant qu'on pût voir, l'élève jusqu'à sa poitrine, et le remettant à terre, s'écrie avec ironie : Ce bambin serait donc un jour notre roi !... La reine épouvantée, n'avait que trop lieu de redouter en ce fatal moment, que le fer d'un factieux ne se baignât dans le sang de cette aimable et innocente créature.
Source : Gallica

J.-P.-R. Cuisin L'Urne royale, ou le Cyprès du trône… (1824)

C'est dans le travail que je sens L'existence et son énergie ; Et ce n'est que par sa magie Que je retrouve encor mes sens. L'âme oisive est une fumée Dont la vapeur noircit les airs ; Mais l'âme active est enflammée D'un tissu de brûlans éclairs Qui font briller dans l'univers L'écharpe de la renommée. Heureux, trop heureux le mortel Qui peut sans cesse à son autel Porter l'offrande accoutumée ; Quand même plus rapidement Ma lampe en serait consumée, Du moins jusqu'au dernier moment Je veux qu'elle reste allumée.
En 1780, le reine Marie-Antoinette alla visiter le château d'Ermenonville.
Source : Gallica

J.-P.-R. Cuisin L'Urne royale, ou le Cyprès du trône… (1824)

L'HYDRE révolutionnaire vaincue, même dans les souvenirs, laissait, depuis la restauration, jouir la France d'une féconde tranquillité; les athlètes du philosophisme ne portaient plus que des coups impuissans, et l'amour de l'ordre, de la religion et des lois promettait l'avenir le plus prospère, lorsque Louis XVIII, souffrant d'une longue maladie, que ses veilles, ses travaux et les devoirs du trône n'ont pu qu'aggraver, replonge toute la France dans la désolation.
Source : Gallica

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