J.-P.-R. Cuisin, L'Urne royale, ou le Cyprès du trône… (1824)
“ Tout est mémorable, tout est terrible dans ce jour funeste ; si de l'ensemble nous passons aux douloureux épisodes, la reine perd sa chaussure, un bandit lui vole sa bourse et sa montre; un autre, d'une taille gigantesque, prenant avec brusquerie dans ses bras le Dauphin, le plus bel enfant qu'on pût voir, l'élève jusqu'à sa poitrine, et le remettant à terre, s'écrie avec ironie : Ce bambin serait donc un jour notre roi !... La reine épouvantée, n'avait que trop lieu de redouter en ce fatal moment, que le fer d'un factieux ne se baignât dans le sang de cette aimable et innocente créature. ”
