François de Goguelat

Résumé

François de Goguelat Mémoires sur l'émigration (1791-1800… (1877)

Monsieur, tout tremblant, tout défait, assura le peuple de son entier et inviolable dévouement à la Constitution; il protesta que, loin d'avoir le projet de rejoindre les émigrés qui se réunissaient sur le Rhin, il était décidé à ne pas se séparer du roi, et donna sa parole d'honneur que, dans aucune circonstance quelconque, il ne sortirait de France. La reine, à qui l'on raconta sa frayeur, en rit, d'autant plus que quelqu'un s'avisa de dire en sa présence qu'elle n'exhalait pas un parfum de rose.
Source : Gallica

François de Goguelat Mémoires sur l'émigration (1791-1800… (1877)

Il n'est là ni pièges, ni feintes : Sous mon air de duplicité - On n'a jamais porté d'atteintes A ma tendre fidélité ; Et si j'aime l'obscurité, C'est qu'ainsi que l'amour le respect a ses craintes.
Cette inflexibilité de la cour fit croire que le prince Henri appellerait Rivarol pour habiter le château de Reinsberg, que les poëtes et les philosophes ont célébré comme la retraite d'un héros. Mais le compagnon d'armes et, selon quelques juges prévenus, l'égal du grand Frédéric, remplissait le vague de son imagination avec les rêveries républicaines que Rivarol ne cessait de repousser.
Source : Gallica

François de Goguelat Mémoires sur l'émigration (1791-1800… (1877)

Dès l'instant que les hostilités auront commencé, vous pouvez être assuré que le retour en France est impossible ; l'émigration, sera un crime d'État, l'on voudra sévir contre des coupables, qui ne sont aujourd'hui que des victimes ; et des Français qui furent obligés par la violence d'abandonner la patrie, seront regardés comme des traîtres qui voulurent déchirer le sein de la France. Ces rassemblements d'émigrés, qui jamais n'auront mon approbation, centuplent les forces de mes ennemis.
Source : Gallica

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