Louis de Carné,
Les États de Bretagne
“ La perception des impôts devint incertaine. On se sépara avec inquiétude, mais en jetant sur le parlement de Bretagne un regard de confiance. Ce grand corps devint le régulateur suprême de l’opinion, dont la direction échappait de plus en plus à la royauté. Les magistrats bretons étaient placés sous le coup d’une double excitation. Les questions chaleureusement débattues au sein des états remuaient leur patriotisme, et chaque jour leur apportait des diverses parties du royaume l’annonce d’une bataille livrée à la monarchie par leurs collègues des autres classes du parlement. ”
