Résumé

Eugène Allard,  De la Personnalité civile du département… (1885)

“ Un savant auteur, M. Gaudry, dans son traité du Domaine, soutient un système différent : d'après lui un édifice doit être classé dans le domaine public en vertu de la perpétuité et de la généralité de son affectation ; quand ces deux conditions sont réunies il n'est pas besoin d'un texte particulier pour produire la domanialité publique. Le mot de perpétuité signifie que « dans la pensée qui a élevé ou accepté un monument ou un édifice, il y a volonté que l'utilité publique en conserve le bienfait tant que les besoins du département ou la nature des choses le permettront ». ”
Source : Gallica

Eugène Allard,  De la Personnalité civile du département… (1885)

“ « le législateur ne peut avoir abandonné à l'arbitraire des tribunaux, la détermination de la nature légale des choses domaniales. Or à défaut d'un texte général que nous ne voyons nulle part et qui attribuerait au domaine public les bâtiments affectés à un service public, nous les classons tous en principe dans le domaine privé de l'État, du département, de la commune ; nous n'excluons de cette règle générale que les bâtiments investis par un texte spécial de la domanialité publique. » Ainsi l'affectation d'un édifice à un service public ne peut en changer le caractère et la nature légale ”
Source : Gallica

Eugène Allard,  De la Personnalité civile du département… (1885)

“ Les commissaires extraordinaires passent comme éclairs dans les provinces, paraissent et disparaissent, souvent considérés des peuples comme des comètes de sinistre présage ; c'est pourquoi les États assemblés ont souvent fait plainte des commissions extraordinaires qui privent les juges naturels de leur juridiction... Les pouvoirs extraordinaires, dit un ancien, sont de mauvaise conséquence à l'État; qu'eût-il dit, Sire, du vôtre qui contient un nombre suffisant d'officiers pour administrer la justice et les finances de toute l'Europe ? ”
Source : Gallica

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