États provinciaux

Définition et enjeux

Portrait de Albert Babeau Albert Babeau,  La province sous l'ancien régime (1894)

“ Comme toutes les institutions humaines, les états provinciaux ont eu leurs détracteurs et leurs apologistes. Parmi les premiers, figurent surtout les administrateurs et les administrés eux-mêmes. Ces derniers, habitués à se plaindre, se plaignaient des charges qui résultaient de leur gouvernement local comme de celles qui provenaient des contributions générales. Les états, si fiers d'ordinaire de leurs privilèges, vont même parfois jusqu'à en regretter
l'existence.
”
Source : Gallica

Portrait de Eugène Sue Eugène Sue,  Les Mystères du peuple

“ Les réformés jettent les bases d’une république fédérative : les provinces nommeront leurs états généraux, composés des délégués des états particuliers de chaque diocèse ; toutes les parties de la fédération auront à la fois leur vie propre, leur gouvernement en ce qui touche leurs intérêts particuliers, mais se rattacheront aux états provinciaux en tout ce qui touche les intérêts généraux. Ainsi, pas de tyrannie possible. Les états généraux voudraient-ils imposer une loi inique à la confédération, ils rencontreraient la résistance invincible de chaque état particulier. ”
Source : Wikisource

Ferdinand Béchard,  La Monarchie de Montesquieu et la République de Jean-Jacques… (1872)

“ Les états provinciaux seraient avantageux pour le peuple, sous le double rapport des intérêts matériels, évidemment mieux régis par les notables de la province que par des commis de la capitale, et de la liberté civile et politique, puissamment favorisée, par l'intervention des citoyens dans la gestion de leurs propres affaires. Ils seraient avantageux pour l'autorité, car, le gouvernement, semblable à la clef d'une voûte, tire sa force de l'harmonie et de l'effet de toutes les parties combinées, et l'ordre municipal est vraiment l'ordre citoyen. ”
Source : Gallica

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