Résumé

Paul Belon En suivant M. Carnot, notes humoristiques… (1893)

UNE seule chose ne varie pas.
C'est l'armée !
L'armée française, au nord, au midi, à l'est, à
l'ouest, au centre, en province ou à Paris, c'est toujours
toujours française brillante, étincelante en tenue de parade, entraînée, disciplinée, superbe en tenue de manoeuvre.
Au point de vue pittoresque, l'armée résout l'unification de la patrie. La garnison importe peu. Un sous-lieutenant de Tarbes est aussi chic qu'un sous-lieutenant du quartier d'Orsay; leurs dolmans, leurs képis, leurs bottes, présentent la même coupe élégante. Rien ne les distingue, au physique et au moral.
Source : Gallica

Paul Belon En suivant M. Carnot, notes humoristiques… (1893)

La noce présidentielle se disloque dans la cour de la préfecture. Le banquet traditionnel remis au lendemain, les invités, pressés de regagner leur logis, filent dans tous les sens, tandis que M. Carnot, les ministres et leurs officiers d'ordonnance se retirent dans les appartements qu'on leur a préparés.
En dehors des grilles, maintenue par un cordon de fantassins, la foule inassouvie stationne toujours, les pieds dans l'eau, rivée à cette place par le vague désir d'apercevoir quelqu'un ou quelque chose.
Tout est pâture à sa curiosité.
Source : Gallica

Paul Belon En suivant M. Carnot, notes humoristiques… (1893)

M. Carnot embrasse les enfants à la façon des papas. Il ne ménage pas ses baisers et les fait sonner, même sur les joues fraîches des jeunes filles qu'on lui présente. Dans le Midi, elles les lui rendent quelquefois; alors il rit de bon coeur.
Le landau présidentiel est avancé. M. Carnot y prend place avec le maire de la grande ville, le général commandant le corps d'armée et le général Borius, plume blanche et plume noire.
A ce moment, l'agitation est à son comble. Les tambours et clairons, les musiques, les fanfares, les orphéons, les cloches, le canon ronflent de toutes parts
Source : Gallica

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