Henriot,
L'année parisienne
(1894)
“ C'est mon ami Gontran, mon pauvre Gontran. L'œil poché, la redingote déchirée, le chapeau en accordéon. « Qu'y a-t-il? — On vient de me passer à tabac!. » Et Gontran me raconte l'épilogue du bal des Quatre z'arts, les émeutes du quartier Latin, les kiosques brisés, les tramways transformés en bûchers de Sardanapale, et enfin sa propre aventure, qui est lamentable. Il s'était approché d'une marchande de journaux pour acheter le Soir, quand arrive une charge des brigades centrales. Gontran est saisi par dix bras vigoureux qui le lancent à travers le vitrage lumineux du kiosque. ”
