Henriot

Henriot

Résumé

Portrait de Henriot Henriot L'année parisienne (1894)

C'est mon ami Gontran, mon pauvre Gontran. L'œil poché, la redingote déchirée, le chapeau en accordéon.
« Qu'y a-t-il?
— On vient de me passer à tabac!. »
Et Gontran me raconte l'épilogue du bal des Quatre z'arts, les émeutes du quartier Latin, les kiosques brisés, les tramways transformés en bûchers de Sardanapale, et enfin sa propre aventure, qui est lamentable. Il s'était approché d'une marchande de journaux pour acheter le Soir, quand arrive une charge des brigades centrales. Gontran est saisi par dix bras vigoureux qui le lancent à
travers le vitrage lumineux du kiosque.
Source : Gallica

Portrait de Henriot Henriot L'année parisienne (1894)

Midi vient de sonner; au dixième coup de l'heure, l'armée semble sortir des
entrailles de la terre et s'élance sur Malakoff; elle rentrera morte sous cette terre, ou elle y restera debout. La citadelle immense allume toutes ses batteries, fait éclater toutes ses mines, ouvre ses derniers arsenaux; c'est le mont Etna éventré par un Titan moscovite et versant sur tous les points un ouragan de fer et de feu. Passez au vol, soldats de la France, la foudre n'a jamais brûlé les aigles dans les airs ! La force fait le chemin !.
Source : Gallica

Portrait de Henriot Henriot L'année parisienne (1894)

« Déjà Mac-Mahon paraît sur la cime de Malakoff, et, enfonçant la pointe de son épée dans la terre, il en prend possession au nom de la France : ce qui est bien pris sera bien pris; l'épée de l'intrépide général a trouvé son fourreau. La terre, tremble encore.
Cette fois, c'est la France qui marche. Ne craignez rien pour cette poignée de soldats aventurés dans ce cratère en flammes : l'armée va venir.
« Les clairons des zouaves, debout sur la tour, sonnent la charge. L'armée a entendu cet appel. elle a vu Mac-Mahon dans son auréole d'incendie. »
Source : Gallica

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