Résumé

Portrait de Henriot Henriot L'article de Paris : fantaisies (1887)

A qui apprendrons-nous qu'il n'est pas possible de tenir secrète la disposition d'une arme, fusil, canon ou torpilleur? Est-ce que les États emploient des hommes masqués pour aller, au clair de lune, dérober un kropatchek ou un chassepol? Est-ce que, sitôt qu'une arme est construite dans une manufacture, il n'y a pas déjà deux mille ouvriers, qu'on ne peut museler, ni assassiner comme les amants de Marguerite de Bourgogne?
Source : Gallica

Portrait de Henriot Henriot L'article de Paris : fantaisies (1887)

On nous persuade que la distinction a fui le foyer de l'Opéra, que la gaieté a déserté le boulevard, et que, il y a vingt ans, les gens qui avaient trente printemps de moins s'amusaient bien davantage.
Dans vingt nouveaux lustres, nous persuaderons la même chose à nos enfants, si nous eu avons, et il n'y aura rien de changé.
Comme dernier bal à signaler, citons une fête donnée par un peintre bien connu, dans laquelle figuraient tous les modèles de Paris, en costume de pose. Et ces dames posaient si bien, que presque tous les invités les prenaient pour des femmes du monde.
Source : Gallica

Portrait de Henriot Henriot L'article de Paris : fantaisies (1887)

Ce n'est pourtant pas l'impôt qui gêne les écrivains. Jamais on n'a gaspillé plus d'encre, ni barbouillé autant de pages blanches, qui valaient toujours quelque chose une minute auparavant.
Jamais les trottoirs n'ont été plus envahis par la floraison de feuilles bizarres et éphémères. Quand l'impôt sur le papier n'existera plus, la dernière digue sera brisée. Nous succomberons sous une avalanche de prospectus et de journaux.
Source : Gallica

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