Adrien Marx

Adrien Marx

Résumé

Portrait de Adrien Marx Adrien Marx Les petits mémoires de Paris (1888)

Le marchand de chiens qui bornerait son trafic à l'éducation et à la vente des chiens utiles, comme le chien de berger, par exemple, trouverait en moi un panégyriste ardent et convaincu; mais qu'on ne me parle pas de ce débitant de phénomènes, gros comme le poing, dont le principal mérite consiste à tenir dans un manchon et à dormir sous une cloche à fromage. Comme je ne suis pas parfait, j'ai possédé jadis un de ces lilliputiens : rien n'était plus gênant et plus tyrannique que cet hôte incommode, toujours grincheux, souvent malade et d'une impudence poussée jusqu'à l'indiscrétion.
Source : Gallica

Portrait de Adrien Marx Adrien Marx Les petits mémoires de Paris (1888)

L'AFFOLEMENT PARISIEN
J'occupais, l'autre soir, au théâtre des Variétés, un strapontin vissé au bas d'une baignoire où l'on menait un vacarme du diable. C'était un pot-pourri d'éclats de rire à contretemps, de remarques oiseuses et de froissements de sacs de bonbons dont le fracas des petits bancs entrechoqués semblait être le thème dominant. Une revue de fin d'année n'est point une œuvre dont la perception exige un silence farouche.
On ne l'écoute pas comme un opéra ou un sermon.
Source : Gallica

Portrait de Adrien Marx Adrien Marx Les petits mémoires de Paris (1888)

Mère, la Parisienne révèle les mêmes fièvres, les mêmes inégalités, les mêmes exagérations. Elle a un enfant gravement malade au logis, elle est dévorée d'inquiétudes et néanmoins elle court au bal.
Entre deux valses, elle reçoit un mot de sa femme de chambre. « Il ne va pas mieux,» dit le billet. Elle reste songeuse, mais un très court instant, car elle a promis le quadrille dont l'orchestre joue la ritournelle et son danseur est là, qui lui tend le bras,
le buste penché et la bouche en oeur.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature