Résumé

Juncetis Le Diable à Paris. Paris et les Parisiens (1857)

Il y a là un théâtre qui de Beaumarchais n'a pris encore que le nom.
Au delà, le boulevard Bourdon n'est plus Paris : c'est la campagne, c'est le faubourg, c'est la grande route, c'est la majesté du néant; mais c'est un des plus magnifiques lieux de Paris, le coup d'œil y est étourdissant. C'est une splendeur romaine sans spectateurs ! Le pont d'Austerlitz, la Seine dans sa plus grande largeur, Notre-Dame, le Jardin des Plantes, la Halle aux Vins, l'île Saint-Louis, les greniers d'abondance, la colonne de Juillet, les fossés de la Bastille, la Salpêtrière, le Panthéon, tout y est grandiose.
Source : Gallica

Juncetis Le Diable à Paris. Paris et les Parisiens (1857)

Vous regrettez de n'avoir pas la palette d'un Claude Lorrain ou d'un Ruysdael. Vous plaignez ces pauvres Parisiens qui étudient le monde en lisant des gazettes et ne voient le ciel qu'en passant le pont des Arts. Vous vous arrêtez dans une ville où tout ce qu'il y a de charmant vient de Paris. La première chose que vous demandez c'est un journal de Paris. Vous vous promenez par la ville ; vous finissez par rencontrer une figure de femme qui vous séduit; vous alliez l'admirer quand on vous apprend que c'est une femme qui vient de Paris.
Source : Gallica

Juncetis Le Diable à Paris. Paris et les Parisiens (1857)

Oh ! à Paris, là est la liberté de l'intelligence, là est la vie! une vie étrange et féconde, une vie communicative, une vide chaude, une vie de lézard et une vie de soleil, une vie artiste et une vie amusante, une vie à contrastes. Le boulevard, qui ne se ressemble jamais à lui-même, ressent toutes les secousses de Paris : il a ses heures de mélancolie et ses heures de gaieté, ses heures désertes et ses heures tumultueuses, ses heures chastes et ses heures honteuses. A sept heures du matin, pas un pied n'y fait retentir la dalle, par un roulis de voiture n'y agace le pavé.
Source : Gallica

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