Babillage

Définition et enjeux

H. de Labonnefon,  Pierre Valdey, ou Le bon fils… (1867)

“ Rien ne lasse leur persévérance. Elles se font enfants avec le bambin, imitent son langage par excès de dévouement, et partagent même ses jeux. Lorsque le petit arrive à prononcer assez bien le nom qu'on lui demande, une caresse, telle que les mères savent seules les faire, le récompense de ses efforts. Comme s'il avait compris la joie que donne son succès, il s'essaie de lui-même à la parole, et, le soir, avant de s'endormir, ou sur les genoux de ses parents, comme le matin à son réveil, c'est un babil qui porte dans le ménage la plus douce gaîté. ”
Source : Gallica

Jésuites et imprimeurs de Trévoux,  Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ Il faut qu’il s’en torche les babines ; pour dire, qu’il n’en tâtera pas.
On dit aussi, d’un hypocrite, qu’il remue bien les babines ; quand il ne prie Dieu que des lèvres.
BABIOLE. s. f. Jouet des enfans. Crepundia. On amuse les enfans avec toutes sortes de babioles. On le dit figurément des choses puériles & de peu de valeur. Louis XI portoit ordinairement un chapeau de méchant drap, tout chargé de graisse & de babioles. Mascur. Ce livre n’a rien de solide, il n’y a que des choses puériles, des babioles.
Du Cange le dérive de baubella, mot de la basse latinité, qui signifioit petit joyau.
”
Source : Wikisource

Portrait de Laurence Sterne Laurence Sterne,  Vie et opinions de Tristram Shandy

“ Or, il y a une infinité de notes, de tons, de dialectes, de chants, d’airs, de mines et d’accens, dans lesquels le mot babiole peut être prononcé, — toujours sur un sujet du genre de celui-ci, et toujours avec des sens aussi différens l’un de l’autre que le jour l’est de la nuit ; — il y a, dis-je, tant de variétés dans la prononciation de ce mot, que les casuistes (car ils en font une affaire de conscience) n’en comptent pas moins de vingt mille, qui peuvent être ou innocentes ou criminelles. ”
Source : Wikisource

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