Anatole Boucherie

Élements biographiques

Anatole Boucherie Un almanach au Xe siècle (1872)

TEMPESTIVUM (Facit hiems) (a. 6) . — Quel est le vrai sens de cette expression ? Si elle appartenait à un texte correct, on ne serait pas embarrassé, et on traduirait : « Il fait un hiver favorable », tempestivus ayant, dans la bonne latinité, le sens de « opportun, favorable. » Mais, pour traduire ce mauvais latin tout imprégné de romanismes, il est plus sûr de puiser les éléments de comparaison dans le recueil de Ducange.
On y trouve, en effet, non pas l'adjectif, mais, ce qui revient au même, l'adverbe tempestive avec le sens de impetuose, tempestatis instar.
Source : Gallica

Anatole Boucherie Étymologies françaises et patoises (1874)

A l'appui de son dire, Diez cite l'ancien français courine, qui signifie aussi colère, et qu'il dérive de choiera, par une forme cholerina; mais là aussi, d'une part, on regrette de ne pas trouver parfois coulrine ; et, d'autre part, on a dans le provençal coreilla, corilla, qui paraît le même que courine et qui dérive de cœur. En étudiant de près les formes du mot, on en trouve deux au régime singulier: l'une plus rare, qui est corrot, et l'autre plus commune, qui est corrouz.
Source : Gallica

Anatole Boucherie Étymologies françaises et patoises (1874)

« Diez le tire de mal et de l'ancien français heingre, languissant, faible ; heingre, à son tour, lui paraît venir du latin œger, malade, avec intercalation de la nasale n. Le bas-latin maliginosus a le sens de malingre, mais il ne peut donner malingre. » Littré.
L'étymologie proposée par Diez est très-contestable. Outre que l'h et l'e de heingre ont complétement disparu et qu'il eût semblé naturel qu'au moins l'un des deux subsistât dans malingre, on ne comprend guère que mal puisse se joindre à un adjectif qui a déjà par lui-même le sens péjoratif.
Source : Gallica

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