Maria Mikhailovna Manaseina

Résumé

Maria Mikhailovna Manaseina Sommeil, tiers de notre vie, pathologie… (1896)

Notre conscience sommeille, notre conscience dort, et c'est pourquoi l'humanité oublie toutes ses douleurs, toutes ses tristesses et même toutes ses offenses pendant le sommeil. Ce n'est pas encore tout. Les soucis et les chagrins s'oublient pendant le sommeil, non seulement parce que la conscience demeure alors inactive, mais aussi parce que la vie psychique, comme nous l'avons déjà mentionné plus haut, ne répète jamais ce qui nous a le plus occupé pendant la veille, no répète jamais ce
qui a le plus fixé notre attention pendant la vie réelle.
Source : Gallica

Maria Mikhailovna Manaseina Sommeil, tiers de notre vie, pathologie… (1896)

La mère nature réveille tout le monde organique à la lumière naissante d'un jour nouveau qui vient de poindre sur la terre ; mais si l'on
demeure sourd à cet appel, si on tâche de prolonger artificiellement le règne des ténèbres nocturnes et le repos de la vie inconsciente du sommeil au moyen de stores et de volets clos, alors la loi générale — que chaque réveil incomplet est suivi d'un assoupissement d'autant plus profond de la conscience — exerce son empire, et la conscience humaine se plaît une fois de plus dans le rôle de la Belle au bois dormant du conte populaire.
Source : Gallica

Maria Mikhailovna Manaseina Sommeil, tiers de notre vie, pathologie… (1896)

Il faut un certain temps, il faut un certain effort à l'homme réveillé pour se rappeler son malheur, qui de son poids énorme s'est abattu sur sa vie, tuant toutes ses joies, tous ses plaisirs ; il faut un certain temps, il faut un certain effort à l'homme réveillé pour reprendre pleine conscience de ce chagrin, de cette douleur terrassante, qui lui empoisonne l'existence et qu'il n'oublie que pendant les heures du sommeil.
Source : Gallica

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