Anémie cérébrale

Définition et enjeux

Portrait de Gustave Le Bon Gustave Le Bon Traité de physiologie humaine, par le Dr Gustave Le Bon… (1873)

Saigner dans le cas d'anémie cérébrale, c'est accroître considérablement les chances de mort, car on diminue ainsi la proportion déjà insuffisante du sang qui arrivait au cerveau. Le diagnostic différentiel n'est cependant réellement difficile que dans un petit nombre de cas. Lorsque le malade est vigoureux, coloré, que le pouls est dur, les impulsions du cœur énergiques, que rien n'indique une affection cardiaque, il est évident qu'on doit avoir affaire à de la congestion et non à de l'anémie.
Source : Gallica

Émile Léon Poincaré Leçons sur la physiologie normale et pathologique du système nerveux… (1873-1874)

L'anémie cérébrale peut être générale ou partielle.
L'anémie générale se produit toutes les fois qu'il y a une cause d'obstruction sur les artères mères de l'encéphale; elle peut être aussi la conséquence d'hémorrhagies qui ont diminué considérablement la masse sanguine. Enfin elle peut se former instantanément sous l'influence d'une vive douleur ou d'émotions morales très-fortes. Sans
doute, il se fait une contraction brusque et complète de tous les vaisseaux encéphaliques.
Source : Gallica

Joseph-Marie-Alfred Beni-Barde Traité théorique et pratique d'hydrothérapie… (1874)

L'évolution des phénomènes morbides n'a rien de commun avec celle des symptômes que produit une lésion organique des centres cérébraux; mais elle peut être confondue avec l'anémie cérébrale. Cependant le cerveau peut être parésique sans être anémique; il perd souvent son activité fonctionnelle, et devient parfois le siège d'un trouble de nutrition sans présenter aucune trace d'anémie. Pour être exact nous devons ajouter que l'anémie est une des causes les plus fréquentes de la parésie cérébrale.
Source : Gallica

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