Hémorragie méningée

Définition et enjeux

Charles-Albert Vibert Précis de médecine légale (8e édition… (1911)

Quand on constate à l'autopsie, en même temps qu'un épanchement dans les méninges, des traces de contusions sur la tête, il y a toujours lieu de soupçonner que l'hémorragie méningée résulte d'un traumatisme. Il ne faut pas oublier cependant qu'au moment où les effets d'un épanchement intracrânien commencent à se faire sentir, l'individu, pris de vertiges ou perdant connaissance, tombe quelquefois de façon à se blesser à la tète.
Source : Gallica

Adolphe d' Espine Traité pratique des maladies de l'enfance… (1899)

Habituellement c'est une affection secondaire qui vient compliquer un état de cachexie avancé chez des enfants rachitiques, mal nourris, tuberculeux où affaiblis par des maladies antérieures (rougeole) . La pachyméningile et la thrombose des sinus, qui sont les deux causes prochaines les plus fréquentes de l'hémorragie méningée, sont elles-mêmes sous la dépendance de la cachexie. Enfin, dans quelques cas très rares, l'hémorragie méningée peut être l'expression d'une diathèse hémorragique et s'accompagner alors de purpura ou d'hémorragies par diverses muqueuses (West, Wagner, Lépine) .
Source : Gallica

Maurice Debove Traité élémentaire de clinique médicale… (1905)

Un liquide jaune indique une hémorragie d'origine soit médicale (cérébrale ou médullaire) soit chirurgicale (fracture du rachis ou du crâne) ; cette couleur peut aussi être constatée dans les méningites ou dans l'ictère chronique prolongé, malgré l'absence de pigments biliaires.
Un liquide rouge, quand il n'est pas déjà un accident de la ponction (liquide du premier tube plus foncé) , peut dépendre encore d'une fracture du rachis ou du crâne, d'une hémorragie méningée ou cérébrale; le sang est quelquefois laqué, privé d'hématies.
Source : Gallica

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