Édouard-Jean-Baptiste Gélineau

Élements biographiques

Portrait de Édouard-Jean-Baptiste Gélineau Édouard-Jean-Baptiste Gélineau Traité des épilepsies (1901)

Du reste, ces ménagements et ces attentions ne sauraient coûter au coeur généreux d'un médecin. Ne sont-ils pas, ces infortunés, dignes de notre pitié et nous est-il possible d'oublier qu'un épileptique dans une famille c'est la porte grande ouverte au malheur et au désespoir! C'est l'amerture constante; c'est l'épée de Damoclès incessamment suspendue; c'est la pensée toujours présente, toujours angoissante pour les proches, que le mal va, rapide comme la foudre, jeter pantelant, hideux à voir, un être chéri, pour la guérison duquel on donnerait tout ce qu'on possède au monde!
Source : Gallica

Portrait de Édouard-Jean-Baptiste Gélineau Édouard-Jean-Baptiste Gélineau Traité des épilepsies (1901)

C'était de l'épilepsie marmottante.
Un individu est occupé à son travail, assis ou debout, il a une absence et tout à coup, il l'interrompt, pâlit, soupire, a le regard vague... puis il le reprend sans mot dire. Dans tous ces cas, le malade n'a aucun mouvement convulsif, aucune grimace; il ne tressaille pas, ne tombe pas, seulement avec la multiplicité des absences, il est rare que la mémoire, l'intelligence et le caractère ne s'altèrent pas; et, à ce point de vue, elles sont peut-être plus funestes que les grandes crises après lesquelles l'organisme terrassé se repose.
Source : Gallica

Portrait de Édouard-Jean-Baptiste Gélineau Édouard-Jean-Baptiste Gélineau Hygiène de l'oreille et des sourds (1897)

Le sourd-muet ne
parle pas parce qu'il a oublié d'entendre, qu'il n'a pas appris et que, dégoûté d'écouter, il se désintéresse de ce qu'on dit autour de lui — il ne prête plus l'oreille, de sorte que sa faculté d'audition diminue et dépérit de jour en jour — d'abord il n'a plus distingué la parole articulée — un peu plus tard, il n'a plus distingué la voix — plus tard les sons lui ont échappé, puis les bruits, et enfin il en est arrivé à une surdité complète. Le centre percepteur de l'audition, dans le cerveau, est paralysé et ne perçoit plus rien.
Source : Gallica

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