Résumé

Albert Salmon La Fonction du sommeil, physiologie… (1910)

Lorsque la sensation du sommeil est très intense, elle détermine le besoin réel de dormir, qui présente beaucoup de points d'analogie avec le besoin de manger, d'uriner, avec le besoin sexuel, etc. Ces derniers sont réellement des besoins organiques qui, lorsqu'ils sont très intenses, s'imposent à notre volonté, à notre intérêt et même à l'instinct de conservation. Or, du moment que l'on ne peut pas appeler instinct le besoin de manger, d'uriner, le besoin de la défécation, etc., nous ne devons pas non plus considérer comme instinctif, le besoin de sommeil.
Source : Gallica

Albert Salmon La Fonction du sommeil, physiologie… (1910)

Le phénomène du sommeil a une importance fondamentale pour notre vie psychique, de même que pour notre vie végétative. Le sommeil représente le repos absolu des centres nerveux, ainsi que le repos relatif de tous les tissus de notre organisme. Les expériences de Scharling, Pettenkoffer, Voit, Liebermeister, Quincke, Beaunis, Laehr Pflüger, concernant le sommeil physiologique, celles de Quincke et Delsaux sur la léthargie hibernale, démontrent que le sommeil détermine un ralentissement considérable des échanges organiques.
Source : Gallica

Albert Salmon La Fonction du sommeil, physiologie… (1910)

Toutefois, la cause la plus fréquente de l'insomnie est représentée par les émotions. Leur influence sur le sommeil s'explique facilement, si l'on réfléchit que l'insomnie n'est que la prolongation excessive de la veille, et que la veille même, en dernier ressort, ne pourrait pas subsister sans un facteur émotif. Ce qui, en effet, permet l'état de veille, c'est l'intérêt pour la situation présente. C'est cet intérêt qui maintient l'attention indispensable à la veille. Tous les animaux qui perdent l'intérêt pour le monde extérieur et l'attention, s'endorment tout de suite.
Source : Gallica

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