Gustave-Joseph-Alphonse Witkowski

Résumé

Gustave-Joseph-Alphonse Witkowski Les Accouchements dans les beaux-arts… (1894)

Les mondes doivent se rattacher à Dieu comme un enfant se rattache à toutes les fibres de sa mère : Dieu, c'est un grand coeur de mère. Il n'y a rien de visible, ni de perceptible dans la conception, ni même dans la grossesse ; mais être nourrice, ma Louise, c'est un bonheur de tous les moments. On voit ce que devient le lait, il se fait chair, il fleurit au bout de ces doigts mignons qui ressemblent à des fleurs et qui en ont la délicatesse ; il grandit en ongles fins et transparents, il s'effile en cheveux, il s'agite avec les pieds.
Source : Gallica

Gustave-Joseph-Alphonse Witkowski Les Accouchements dans les beaux-arts… (1894)

De quelle nourrice parlez-vous ? Y a-t-il une autre nourrice que celle qui est la mère ?
Fabulle. Pourquoi pas ? c'est l'usage.
Eutrapèle. Vous venez de nommer, Fabulle, le plus grand ennemi du bien, l'usage. C'est l'usage de faire le mal, c'est l'usage de jouer aux jeux de hasard, c'est l'usage de fréquenter les mauvais lieux, c'est l'usage de tromper, de s'enivrer, de perdre la raison.
Fabulle. Nos amis l'ont voulu : ils ont pensé qu'il fallait ménager la faiblesse de mon âge.
Eutrapèle. Mais si la nature vous adonné la force de concevoir, elle vous a donné sans doute celle d'allaiter ?
Source : Gallica

Gustave-Joseph-Alphonse Witkowski Les Accouchements dans les beaux-arts… (1894)

CLOTILDE. — Puisque j'ai un enfant, Dieu soit loué, quoique j'aie beaucoup souffert... M'amie, dites-moi la vérité, est-ce un fils ou une fille ?
CATHERINE. — Ma chère dame, que votre coeur soit sûr et convaincu que c'est un fils. Que Dieu lui accorde le bien du corps et de l'âme !
CLOTILDE. — Allons, couchez-moi tout de suite; puis vous emporterez ce fils et vous le ferez baptiser, car je le veux.
Remarquons que, dans cette pièce, l'accouchement avait lieu certainement sous les yeux du spectateur ; Clotilde devait se tenir assise sur un siège, la sage-femme accroupie devant elle.
Source : Gallica

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