Gustave-Joseph-Alphonse Witkowski

Élements biographiques

Gustave-Joseph-Alphonse Witkowski,  Les Accouchements dans les beaux-arts… (1894)

“ Il n'y a pour lui que ce point brillant dans le monde, il l'aime de toutes ses forces, il ne pense qu'à cette fontaine de vie, il y vient et s'en va pour dormir, il se réveille pour y retourner. Ses lèvres ont un amour inexprimable, et, quand elles s'y collent, elles y font à la fois une douleur et un plaisir, un plaisir qui va jusqu'à la douleur, ou une douleur qui finit par un plaisir ; je ne saurais t'expliquer une sensation qui du sein rayonne en moi jusqu'aux sources de la vie, car il semble que ce soit un centre d'où partent mille rayons qui réjouissent le coeur et l'âme. ”
Source : Gallica

Gustave-Joseph-Alphonse Witkowski,  Les Accouchements dans les beaux-arts… (1894)

“ Les mondes doivent se rattacher à Dieu comme un enfant se rattache à toutes les fibres de sa mère : Dieu, c'est un grand coeur de mère. Il n'y a rien de visible, ni de perceptible dans la conception, ni même dans la grossesse ; mais être nourrice, ma Louise, c'est un bonheur de tous les moments. On voit ce que devient le lait, il se fait chair, il fleurit au bout de ces doigts mignons qui ressemblent à des fleurs et qui en ont la délicatesse ; il grandit en ongles fins et transparents, il s'effile en cheveux, il s'agite avec les pieds. ”
Source : Gallica

Gustave-Joseph-Alphonse Witkowski,  Les Accouchements dans les beaux-arts… (1894)

“ De quelle nourrice parlez-vous ? Y a-t-il une autre nourrice que celle qui est la mère ?
Fabulle. Pourquoi pas ? c'est l'usage.
Eutrapèle. Vous venez de nommer, Fabulle, le plus grand ennemi du bien, l'usage. C'est l'usage de faire le mal, c'est l'usage de jouer aux jeux de hasard, c'est l'usage de fréquenter les mauvais lieux, c'est l'usage de tromper, de s'enivrer, de perdre la raison.
Fabulle. Nos amis l'ont voulu : ils ont pensé qu'il fallait ménager la faiblesse de mon âge.
Eutrapèle. Mais si la nature vous adonné la force de concevoir, elle vous a donné sans doute celle d'allaiter ?
”
Source : Gallica

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