Henry Macqueron, Fables (1888)
“ LES FRAIS DE JUSTICE Les Taupes d'un canton, lassées De trembler sans repos, nuit et jour pourchassées, Par députés au seigneur de ces lieux Adressèrent une requête. Victimes trop longtemps de bruits calomnieux, Elles réclament une enquête. Il est temps qu'on le sache : un produit végétal, Fruit ou légume, herbe ou racine, Jamais n'entra dans leur cuisine. Leur régime est tout animal. De l'immonde cloporte elles purgent la terre, Croquent le vil bousier, au mulot font la guerre, Exterminent les charançons, Et ces hideux vers blancs, le fléau des moissons. ”
