Alexandre François, Le charlatan : scène comique en vers (1876)
“ Puis il fut ordonné de me conduire en cage, En attendant le jour de devenir potage. Vous comprenez, Messieurs, que dans ce triste cas, Il me fallait chercher à sortir d'embarras. Là, encore une fois, par sa vertu secrète, Aux portes du tombeau mon élixir m'arrête. Conduit par deux soldats, deux horribles négros Qui me serraient les bras à me rompre les os, J'apprends chemin faisant, que le grand chef, aveugle, Souffre comme un danné ; qu'il ne crie pas, qu'il beugle, Et si fort et si bien, qu'au milieu de la nuit, Le peuple s'en effraye et dans les bois s'enfuit. ”
