Résumé

L'Impôt sur les célibataires. Pétition d'un bossu à l'assemblée nationale (1871)

Le mariage n'est pas ce que vous pensez : affaire d'inclination, de sentiment, d'affection, de passion, d'amour; c'est purement et simplement une affaire de raison, d'arrangements et de convenances !
— Hélas ! triste ! triste ! Et se peut-il, honorable monsieur Vingtain, vous qui êtes sans cloute un heureux époux et un bon père de famille, que vous laissiez passer sans protestation une pareille proposition ?
En effet, sous ces mots honnêtes et décents en apparence,— affaire de raison, d'arrangements et de convenances
Source : Gallica

L'Impôt sur les célibataires. Pétition d'un bossu à l'assemblée nationale (1871)

Un homme qui n'est pas, ou n'a pas été marié. — Eh bien ! faut-il, par ce seul fait que l'on est privé des soins et de l'affection d'une épouse tendre et pure, être frappé d'une sorte de réprobation sociale — car la loi aura cet effet — et créer une véritable classe de gens taillables et corvéables à merci, parce qu'ils sont malheureux?
Tenez, à ce seul nom d'époux, les larmes me viennent aux yeux. Oui, car il faut que vous le sachiez, autant que l'honorable M. Vingtain, j'ai la bosse du mariage.
Source : Gallica

L'Impôt sur les célibataires. Pétition d'un bossu à l'assemblée nationale (1871)

S'il en est ainsi, pas de fausse pudeur, osez au moins être sincère et avouez que votre loi est un impôt sur les infirmités humaines !
Pauvre et bossu, c'est ma bosse et ma pauvreté qui payeront, puisque si j'avais été riche et bien fait, je n'aurais eu que l'embarras du choix parmi ce troupeau séduisant et nombreux de jouvencelles qui assassinent les passants de leurs oeillades.
Source : Gallica

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