Résumé

Justin André Le Suffrage universel, dédié à la famille représentée par son chef… (1850)

On dirait que la société préfère les enfants trouvés qu'elle est obligée de nourrir, et qui finissent par peupler les bagnes, aux enfants légitimes, qui font sa force, tant elle est favorable au célibat.
Et pourtant, que l'on y prenne garde : la fille du peuple ne doit pas être avilie à prix d'or. La famille du pauvre, comme celle du riche, est sous la sauve-garde de la République, qui est bien plus puissante et autrement forte que la monarchie pour faire le bien, puisqu'au lieu d'ordonner au nom d'un seul, elle commande au nom de tous.
Source : Gallica

Justin André Le Suffrage universel, dédié à la famille représentée par son chef… (1850)

Une plus grande conformité de moeurs et de caractère présiderait dans l'union des époux, si la femme avait quelques droits, et les intérêts matériels, qui occupent presque toujours le premier rang dans le mariage, perdraient de leur importance.
Les enfants, n'ayant que des exemples de paix et d'amour dans la famille, lorsqu'un sentiment profond et véritable aurait présidé à l'union des époux, la sympathie serait l'autel sacré de l'hymen, et les générations deviendraient meilleures au physique et au moral, le mariage rentrant dans la voie du christianisme, d'où il n'aurait jamais dû sortir.
Source : Gallica

Justin André Le Suffrage universel, dédié à la famille représentée par son chef… (1850)

Appliquons ces principes à la loi que l'on est convenu d'appeler le suffrage universel.
Nous le demandons à tous ceux qui sont de bonne foi, est-il juste et bien moral qu'une famille divisée puisse influer sur la politique d'un pays? Il suffit pour cela que les enfants soient d'un autre avis que leur père. Ne serait-il pas plus équitable qu'il fût écrit que toute famille qui donne à la société le triste spectacle de divisions est impropre à influer sur la politique du gouvernement?
Source : Gallica

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